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...Un siècle d'histoire locale à travers des images pleines d'émotion...
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D'hier et d'aujourd'hui 1/3 |
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D'hier et d'Aujourd'hui 2/3 |
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D'hier et d'aujourd'hui 3/3 |
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Le Siècle du fer Un siècle d’histoire récompensé …Un prix pour le Siècle du fer Dans le cadre des prix littéraires des Conseils généraux de Lorraine, la commission interdépartementale a décidé d’attribuer le Prix spécial au Siècle du fer, le dernier livre de la Mémoire du pays de l’Orne. Une délégation homécourtoise a été reçue au Conseil général de Vosges pour recevoir ce prix qui récompense un travail d’équipe exceptionnel.
Ce livre est une trace de ce siècle de fer à Homécourt où de1895 à 1983, la ville a été marquée par ces usines qui ont porté la population d’un petit village de 290 âmes à plus de 10 000 aux grands moments d’euphorie de la sidérurgie. Une histoire racontée simplement par une partie de ses propres acteurs dans un ouvrage de 420 pages illustrées de 600 photographies d’époque pour tenter simplement de mettre en lumière les grands moments de la vie des homécourtois à travers son industrie d’alors : l’usine, la mine et la Société lorraine d’alimentation (Solpa). On se souvient par ailleurs qu’au moment de la sortie du livre au début de cette année, le Centre culturel Pablo Picasso avait été pris d’assaut par les premiers acquéreurs de ce livre que beaucoup considèrent à présent comme un véritable chef-d’œuvre. Un long travail de recherche… Aujourd’hui, les sites industriels ont entièrement disparu du paysage local en laissant d’immenses friches en partie polluées et inconstructible. La jeune génération n’a pas connu ces installations le long de la Vallée de l’Orne et ce livre, fruit d’un long travail de recherche et de témoignages qui a permit aux membres de la Mémoire du pays de l’Orne de rassembler les éléments essentiels à sa réalisation, est arrivé de manière propice. Il a permit aux uns de se replonger dans l’ambiance de la grande animation de la ville avec les ballets incessants d’entrées et de sorties d’usines en ces périodes de plein emploi, et aux autres probablement de découvrir comment s’est développée la ville à partir du début du siècle, pour devenir, quelques décennies plus tard une des plus industrialisées du territoire. Les magnifiques photographies qui figurent dans l’ouvrage explique comment la zone du Haut-des-Tappes, occupait encore dans les années 1960, plusieurs milliers d’ouvriers
… Et de témoignages Préfacé par le Docteur Mangin qui y évoque aussi des souvenirs, le Siècle du fer a donné l’occasion à de nombreux acteurs de cette aventure de s’exprimer et relater les anecdotes qui ont fait cette période. Ainsi, Jean Corradi y rapporte avec beaucoup de sentiments, la vie des apprentis mineurs et de leurs aînés en racontant l’ambiance d’amitié et de solidarité qui a caractérisé les Gueules jaunes. Jean Marie Corrèze, l’ancien directeur de l’usine, disparu en 2005, non sans avoir au préalable commenté avec beaucoup de liberté, le rôle prépondérant qu’a été le sien durant toute la période où il a tenu le gouvernail de l’énorme navire que représentait l’usine de La Marine, devenue ensuite Sidélor puis Wendel-Sidélor et Sacilor. De nombreux autres acteurs y livre également les quelques détails qui auront eu un impact sur la vie de cette énorme installation au coeur de la ville. Quant au chapitre sur la Solpa, implantée au centre ville dès 1908, c’est Raymond Falsetti qui retrace l’histoire tumultueuse de cette fabrique alimentaire qui employait une grande partie de la population féminine de la ville. Pour la mine du Fond de la Noue, Henry Lustig l’ancien directeur adjoint apporte dans le livre, son point de vue d’expert sur les réalisations successives à la mine en rendant hommage à la corporation.
Suprême récompense Premiers surpris de cette reconnaissance, les membres de la Mémoire du Pays de l’Orne ont modestement répondu à l’invitation de la Commission interdépartementale des Conseils généraux de la région Lorraine. Un petit groupe mené par le président Julien Angeletti a été accueilli en grandes pompes dans la salle de réception du Conseil Général à Epinal, en présence des vice-présidents des quatre Conseils lorrain. Auparavant, trois autres récompenses étaient décernées à d’autres auteurs et c’est ainsi que le prix Historique a été décerné à Daniel David pour son ouvrage, « le Colonel Driant », le prix Roman à Joseph Ciccotelli pour son œuvre, « Enzo, c’est moi », le prix Photographies à Olivier-Henri Dancy pour « Les 100 chefs-d’œuvre de Lorraine » et enfin le prix Spécial au « Siècle du fer » avec la remise d’un chèque de 1 500€. Représentant le Conseil général de Meurthe et Moselle mais surtout en tant que maire de Homécourt et sympathisant de la Mémoire du pays de l’Orne, Jean Pierre Minella a tenu à souligner le travail réalisé par ces bénévoles motivés. Il les aussi chaleureusement félicité pour avoir obtenu ce prix qui donne ainsi à l’équipe de la Mémoire du pays de l’Orne ses lettres de noblesse.
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Julien ANGELETTI nous a quittés
Il est des textes que l’on voudrait ne jamais avoir à écrire. Mais la triste réalité est là, incontournable : Julien ANGELETTI nous a quittés, en ce début septembre 2009, à quelques jours de son anniversaire. Un départ prématuré qui nous laisse un goût amer d’injustice, une peine profonde qui, dans l’avenir, se rappellera à nous à chaque fois que son souvenir reviendra dans nos pensées.
Né avec la Seconde Guerre mondiale, Julien, comme tous les enfants de la guerre, aura baigné en plein cataclysme durant ses jeunes années. Sa chance aura été de naître au sein d’une famille aimante, d’origine immigrée. De celles pour qui les enfants sont toujours au centre des préoccupations, installés à une place privilégiée. Le cocon familial, à cette époque-là, impliquait aussi une éducation empreinte de vraies valeurs de travail, d’honnêteté, de respect des autres et de leurs différences. Des valeurs qui auront accompagné Julien tout au long de sa vie. Elève brillant, il aura été l’un des rares jeunes de sa génération à poursuivre des études post-baccalauréat. Son parcours professionnel, totalement lié à l’activité sidérurgique, sera aussi influencé par les valeurs inculquées par son éducation. Il aura un cursus sans faute : conscience professionnelle, soif d’apprendre, de se former, de transmettre son savoir, souci constant d’autrui l’accompagneront toute sa vie active.
Il vivra, comme toute sa génération et des dizaines de milliers de sidérurgistes, les traumatismes qui secoueront leur industrie dans les années 70-80. Un choc qui n’aura pas uniquement mis fin à une activité économique centrale, mais qui aura aussi mis à mal l’identité même de tous ceux qui avaient participé à cette exceptionnelle épopée industrielle. Elu municipal durant deux mandats, son goût pour l’engagement public, au service des autres, aura révélé en Julien un édile travailleur, consciencieux, méticuleux, curieux de tout, cultivant par ailleurs une modestie et une discrétion rares. Ces qualités imprégneront ses treize années de mandat électif.
Faire ce que l’on doit faire, le faire bien sans jamais en tirer de gloire : c’était un peu la devise de Julien, sa façon d’être. Il fallait toujours le pousser pour qu’il accepte modestement de se mettre un tout petit peu sous les projecteurs. Fier de ses racines, de ses origines ouvrières, de son implication dans la sidérurgie, charnellement attaché à sa ville et à sa région, tout cela ne pouvait que le conduire à une activité au service de la Mémoire de nos territoires. Son engagement au sein de l’Association pour la mémoire du Pays de l’Orne aura illustré son attachement profond à rendre perceptible, pour le plus grand nombre, la vie et l’histoire des gens d’ici. Devenu président de l’association, il aura quotidiennement mis son savoir, ses compétences, son amour de la recherche au service de la Mémoire du Pays de l’Orne.
Sans compter ses heures, il aura également entrepris la construction d’un livre couronné d’un énorme succès, Le Siècle du fer. Sans lui, cet ouvrage récompensé par le Prix littéraire des Conseils Généraux de Lorraine n’aurait jamais vu le jour. Ce livre remarquable aura aussi constitué un succès de librairie, chose rare pour ce type d’ouvrage spécifique. Sans doute le cœur de Julien y transparaît-il y un peu… Le Siècle du fer restera comme un ouvrage de référence, une mise en lumière de ceux qui, durant un siècle, ont forgé la vie industrielle et économique de nos territoires. L’histoire de l’industrie ne peut se contenter d’observer les grands mouvements du siècle industriel. Son véritable complément passe par une indispensable compréhension de l’histoire. Celle qui traduit ce que fut la vie des artisans de l’épopée sidérurgique et minière. Julien a été au cœur de ce travail inestimable pour la mémoire des générations qui se sont succédés sur notre territoire ainsi que pour les valeurs qui ont façonné l’histoire économique, sociale et humaine du XXe siècle.
Je terminerai par les valeurs de l’homme, j’en ai déjà parlé dans ce texte mais je tiens à redire combien il aura marqué tous ceux qui l’ont côtoyé. Valeurs humanistes incontestables, nourries sans cesse pas le besoin, l’obsession de bien faire. Il se remettait toujours en question, doutant de la qualité de ce qu’il entreprenait même lorsque nous étions nombreux à louer la qualité de son travail.
Son épouse Anita, ses enfants, Béatrice et Didier, leurs conjoints respectifs, ses petits-enfants peuvent être fiers de la vie de Julien et des valeurs qui leur a transmises. Pour ma part, j’ai connu Julien tout au long de ma vie, son souvenir ne quittera pas ma pensée. Aujourd’hui, je m’attends encore à chaque arrivée en mairie à le rencontrer. Il était si souvent là à travailler pour la mémoire locale et nos conversations étaient régulière et amicales. Je sais et notre ville sait aussi ce qu’elle doit à Julien Angeletti, infatigable narrateur de notre propre histoire.
J.P Minella
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Le Pagus nouveau est arrivé…
En présentant le numéro 48 de Pagus Orniensis, les membres de la Mémoire du Pays de l’Orne font revisiter le passé à leurs lecteurs.
Cette édition est également un hommage rendu au regretté président Julien Angeletti qui a énormément donné à la MPO. Par ailleurs, Eric Machula raconte l’histoire de l’abbé Mario Campanini, récemment promu Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur, ancien curé de la paroisse su Sacré Cœur à Homécourt. Aujourd’hui, il continue sa mission apostolique au service des autres. Et pourtant, il a aussi été un ’’Béret Rouge’’(photo n°1). Annie François épouse Miotto se souvient de sa première colonie de vacances, un an après la guerre. C’était à Bad Tonisstein en Allemagne (photo n°2). Raymond Falsetti retrace l’assassinat de Gilbert Devliegher, par les Allemands en 1944 (photo n°3). Elle aurait pu être centenaire, la Salle Jeanne D’arc. Plus aux normes, inoccupée, la ville l’achète pour la détruire. Aujourd’hui, elle fait place à un parking. C’est le récit rempli de nostalgie de Gérard Schlesser (photo n°4). Si le sport aubouésien est ce qu’il est aujourd’hui, c’est peut-être grâce au Café des Sports, aujourd’hui disparu. Il a rassemblé, regroupé, fédéré pendant plus d’une génération tous les sportifs de la commune, qu’ils aient été joueurs, dirigeants ou supporters. Saga d’une époque révolue racontée par Gérard Fanchini.
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A la Mémoire Locale, on ne badine pas avec la tradition
Pour leur première réunion de l’année les membres de la MPO se sont retrouvés au foyer Marcel cachin. Après les vœux, l’occasion de partager la galette des rois.
Ils étaient nombreux autour de la table à tenter d’obtenir la bonne part de galette. Celle qui contient la fève. Après cet agréable intermède, les rois et reines ainsi que leurs sujets d’un jour, on repris leur réflexion sur les objectifs de l’association pour 2010. Ils restent les mêmes que ceux définis il y a bientôt un quart de siècle par les pionniers de la Mémoire du Pays de l’Orne. A savoir, mettre l’accent sur les nouvelles parutions de Pagus Orniensis comme sur le montage d’autres diaporamas qui seront bientôt présentés au public. Pour Claudy Rizzato, le nouveau chef de file du groupe : « 2010 s’annonce de bon augure. »
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90 bougies pour Roger Grégoire
Une petite fête dans les locaux de la MPO pour rendre hommage à Roger Grégoire. Une forme extraordinaire pour celui qui du haut de ses 90 ans, alimente encore les rubriques de la mémoire locale de la précision de ses témoignages.
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Presqu'un siècle de souvenirs |
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Remettre le passé…au présent.
Le rétroviseur du temps « Si la mémoire est l’avenir du passé, grâce aux bénévoles de la MPO, le passé de la région est promis à un bel avenir ». Une citation de Jean Wurtz, l’un des sympathisants les plus assidus de la MPO qui fait l’unanimité chez tous membres de l’association, la Mémoire du Pays de l’Orne.
Pagus Orniensis a soufflé ses vingt bougies en 2009 Deux décennies sont passées et elles ont fait prendre au magazine un essor considérable. En avril 1989, à l’initiative de Raymond Falsetti, Jean Schmitt, René Orzyschek et Claude Valsésia, paraissait le numéro zéro de Pagus Orniensis. Il s’agissait alors que d’une modeste tentative de la part de ceux qui projetaient de consigner l’histoire locale. Essai plus que concluant puisque devant les succès rencontré auprès des lecteurs par premier jet, le numéro un est sorti de presse six mois plus tard. Un tirage extraordinaire qui sera suivi de nombreux autres puisque le numéro 48 a terminé l’année 2009. Pagus Orniensis a fini par trouver ses lecteurs à travers tout le territoire national et même hors de l’Hexagone. Sa distribution est encore assurée dans la plupart des établissements scolaires de la région, notamment dans les collèges et lycées. Pari gagné Dans les premières lignes de Pagus il y a vingt ans, Raymond Falsetti faisait allusion au véritable challenge que représentait le lancement de cette publication et surtout sa durée dans le temps. Pour le regretté Julien Angeletti qui a assuré la présidence de l’association durant de longues années, ce pari est gagné. Ce sont plus de 80 collaborent régulièrement à la rédaction des différentes publications. Un travail d’amateurs certes, mais un travail d’une qualité exceptionnelle qui a su faire revivre des pans de l’histoire du Pays de l’Orne. Quelques 3 000 photographies inédites ont fait voyager les nostalgiques à travers des scènes de vies d’autrefois. Surtout, cette publication a su demeurer le lien entre les jeunes et les moins jeunes au sein d’une association qui sait garder tout son dynamisme.
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Claudy Rizzato, le nouveau président de la MPO
Le conseil d’administration a désigné celui qui, désormais assure l’avenir de la Mémoire du Pays de l’Orne. Rencontre avec le président Claudy Rizzato
Quel est votre sentiment après cette élection et qu’est ce qui vous a poussé à accepter la présidence de la MPO ? « La Mémoire du Pays de l’Orne vient de perdre son président Julien Angeletti. Une disparition soudaine qui a marqué tous les membres de notre association ainsi que tous ceux qui ont connu ce personnage hors du commun qui a tant fait pour l’association. Il fallait élire un nouveau président car personne n’a envie de voir s’éteindre la Mémoire du Pays de l’Orne. Julien Angeletti lui-même m’avait déjà proposé de lui succéder, il y a quelques temps. Offre que j’ai décliné car il faut disposer de beaucoup de temps pour mener à bien cette mission. Par ailleurs, il me semblait que bien d’autres personnes au sein de la MPO avaient davantage les capacités à mener la destinée de l’association. Aussi, lorsque ce sont ces mêmes personnes qui m’ont sollicité et plébiscité, à partir de là, je me dois d’accepter, ce que j’ai fait avec beaucoup d’émotion, de fierté et de plaisir. »
Comment voyez-vous la Mémoire du Pays de l’Orne dans son état actuel ? « Le décès de Julien est un coup dur pour nous tous. Il oeuvrait beaucoup pour l’association et restait très proche de chacun des membre de l’association. A présent, il faut assumer l’héritage en prenant exemple sur tout ce qu’il a mené à bien et poursuivre son œuvre avec la même discipline. Une complète réorganisation sera peut-être nécessaire et c’est à mon tour de me retrousser les manches. Heureusement, je peux compter sur les piliers de l’association et je dois bien me rendre compte qu’ils sont nombreux. Je ne fais partie de la mémoire du Pays d l’Orne que depuis six ans et je constate effectivement que les anciens ont déjà fait un travail exceptionnel. Je ne pense naturellement pas tout bouleverser, loin de là. »
Quels sont les projets d’avenir immédiat pour l’association ? « Nos différentes activités comme les présentations de diaporamas, expositions de photos et rédaction de notre magazine, le Pagus Orniensis sont autant d’activités qui semblent être appréciés de nos adhérents. Tant sur Homécourt, dans toute la Vallée de l’Orne et même auprès de ceux qui se sont exilés aux quatre coins du pays, il nous appartient de poursuivre nos efforts afin de ne pas décevoir. Il nous faut encore ouvrir une porte sur l’extérieur et couvrir davantage de terrain. Nous voulons bien sûr être une grande famille et par conséquent, ceux qui désirent apporter leur contribution à la Mémoire du Pays de l’Orne, sont les bienvenus. En attendant, le prochain Pagus Orniensis, il s’agira du numéro 48 est toujours prévu pour la fin de l’année, cela veut dire que notre association a encore de beaux jours devant elle, j’en suis persuadé. »
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A la Mémoire du Pays de l’Orne, on meuble la retraite sans mal. « On aimerait que des jeunes viennent nous rejoindre, mais on a un peu de mal à les convaincre » se désolent les membres de l’association, qui voudraient compter un peu plus d’actifs dans leurs rangs pour compléter l’équipe en place : Bernard Schneider, le pompier instigateur du Pagus spécial consacré aux soldats du feu, Claudy Rizzato, spécialiste de la mise en page, expert footballistique et qui lui aussi a inspiré un numéro spécial consacré à l’épopée du ballon rond à Homécourt, Marcel Bourgin, l’enfant de la Petite-Fin, a « pris le train en route » et ne l’a jamais plus quitté. Avec Claudy Duranton, le « ministre des finances », ils forment le tandem des bricoleurs de la Mémoire. Claude Valsesia, l’un des fondateurs de la Mémoire, passionné de minéralogie, est aussi le champion des relations avec les institutions, Pierrino Miotto, organisateur enthousiaste des expositions, est toujours à l’affût de documents inédits. Jean-Claude Daubenfeldt, lui, n’est jamais las de travailler à l’élaboration du Pagus. Quant à René Steinmetz, « l’emploi jeune de la Mémoire (né en 1921) », il fait profiter ses amis de sa « mémoire d’éléphant ». Gérard Schlesser, qui n’avait « jamais vu un ordinateur avant ses 65 ans », est devenu en quelques années assez calé pour impressionner ses amis et réaliser les diaporamas vidéo (avec l’autre expert, Ben Biz). Pour les seconder, Jean-Pierre Hellak, « le p’tit dernier », calé en informatique et le véritable expert de l’image, Christian Lideo.
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Résoudre les problèmes de l’archivage
A l’heure où tout se fixait sur papier, il fallait des armoires énormes pour stocker les épais albums, livres et autres revues. Avec le passage au numérique, les choses paraissent plus simples et pourtant… disquettes, CD, DVD et maintenant, disques durs, tous ces supports sur lesquels ont peut charger de plus en plus d’informations, ne semblent pas présenter toutes les garanties. C’est en tous les cas l’avis des uns et des autres qui craignent l’anéantissement de plusieurs années de travail en cas de problèmes. La solution : il semble que l’on s’achemine vers des copies multiples sur disques durs qui seraient stockés en des endroits différents.
Il est vrai que le travail accompli par les bénévoles de cette association est remarquable. Les différentes publications et expositions sont là pour le souligner. C’est l’accumulation d’un véritable trésor qu’il serait évidemment dommage de perdre.
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Une plaque pour que le souvenir demeure
En dévoilant une plaque commémorative dans le hall du bâtiment Jean Jaurès, l’association des familles de déportés, la Mémoire du pays de l’Orne, la section locale des ACPG et la municipalité ont voulu marquer de manière indélébile, une triste page d’histoire que l’on ne doit pas oublier.
Un grand moment d’émotion à l’ancienne école Jean Jaurès, lorsqu’en présence de Jean pierre Minella, maire de la ville, Henry Schuman, membre du consistoire israélite de la Moselle et des différents représentants des associations, Roger Grégoire, l’instituteur qui enseignait dans ce même bâtiment, il y a plus de 67 ans a raconté ce qu’il a vécu ce jour d’octobre 1942. « Des soldats allemands ont fait irruption dans la salle de classe en braquant leurs armes sur les jeunes élèves. Lorsque je me suis approché de l’officier nazi pour tenter d’obtenir des explications sur cette intrusion, j’ai été violemment bousculé vers le mur. Au même moment, l’un deux a crié : Moscowicz ! Les deux frères, David 12 ans et Fernand 9 ans sont immédiatement embarqués sans ménagement dans un brouhaha indescriptible. Les quelques secondes nécessaires pour chacun reprenne ses esprits ont paru une éternité », se souvient parfaitement celui qui est encore marqué aujourd’hui par ce qui s’est passé. Face au sentiment d’impuissance, Roger Grégoire a davantage été choqué lorsqu’il a appris un peu plus tard, le sort réservé à ses deux jeunes élèves ; déportés puis exterminés au camp d’Auschwitz. L’instituteur se souvient encore que quelques mois plus tôt, le même sort fut réservé à Gisela Immergut alors âgée de 16 ans. La veille du 14 juillet 1942, elle était affairée avec ses camarades à la préparation des festivités du 14 juillet lorsqu’elle a été arrêtée seulement parce qu’elle était juive.
Ne pas oublier « La pose de cette plaque commémorative dans le hall de l’ancienne école est un symbole fort de la part de votre municipalité et je m’en réjouis » a affirmé Henry Schuman qui s’est dit également rassuré de constater l’importance prise par cette démarche auprès de la population locale. Par ailleurs, il a tenu à remercier l’intervention des jeunes élèves du collège jovicien de l’Assomption qui ont lu un poème à la mémoire de Gisela, Fernand et David, des jeunes qui avaient leurs âges au moment où ils furent martyrisés.
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